Résumé du livre :
Parce que le derrière des femmes n’a pas de secrets pour lui, ses copains le surnomment le » fessologue « . Au Jip’s, le bar où il a ses habitudes, plus rien n’amuse ce dandy congolais, déprimé par un chagrin d’amour. Un jour, déambulant dans Paris, sa curiosité est attisée par une librairie bondée. Il y croisera Jean-Philippe, un écrivain haïtien venu signer ses livres, et qui va bouleverser sa vie…
Alain Mabanckou est né en 1966 au Congo Brazzaville. Après des études de droit à Paris, et un emploi de cadre, il devient professeur de littérature francophone à l’université de Californie. Il est l’auteur de nombreux romans, dont Mémoires de porc-épic, couronné par le prix Renaudot en 2006, African Psycho et Verre Cassé, également disponibles en Points.

Mon avis :
C’est le premier roman de cet écrivain que je lis. Sa plume est authentique, nous transportant au fil des pages à la rencontre de ces différents personnages. Les descriptions vivantes et les dialogues vivaces entre eux donnent vie à un monde en constante ébullition, où les chemins se croisent et se décroisent au fil des évènements.
L’histoire se déroule dans le quartier parisien de Château rouge, où réside une communauté d’africains, chacun portant des rêves d’une vie meilleure en France. Alain Mabanckou nous plonge dans la vie du personnage central, dont le regard observateur nous permet de découvrir les réalités et les illusions qui façonnent l’expérience africaine en France.
Ensuite, en lisant ce roman j’ai été surprise par la richesse des personnages. Chacun a une voix unique et complexe, avec ses propres aspirations, peurs et désirs. On voit que l’écrivain Alain Mabanckou a une imagination débordante, rien qu’en découvrant les noms des personnages, assez loufoques et originaux.
La désillusion des Africains en France est un fil conducteur poignant de l’histoire. A travers des dialogues perspicaces, l’auteur explore la rupture entre les rêves préconçus et la réalité parfois brutale. En effet, les personnages font face à la dure réalité que la France ne peut pas toujours répondre à leurs attentes et à leurs aspirations. Le Jip’s est l’endroit où ils peuvent le temps d’une soirée, se retrouver et partager leur nostalgie et leur passé.
En conclusion, « Black Bazar » d’Alain Mabanckou est un roman qui fait réfléchir, c’est une exploration profonde de la vie de certains africains de la diaspora en France. C’est une œuvre qui ne laisse pas indifférent.
Prenez soin de vous. À bientôt !

