Dans le cadre de ma participation au challenge printemps de lire, qui se déroule du 1er avril au 30 mai, je partage mon premier roman avec vous. Plusieurs menus étaient au choix. J’ai choisi le menu Asie pour découvrir des auteurs asiatiques, et doux printemps, pour la saison actuelle. Tous les livres que j’ai choisis, vous embarqueront vers le Japon.
Résumé du livre :
La vieille Taki rédige pour son neveu les souvenirs de ses années de service, avant-guerre, dans la petite maison de style occidental de M Hirai, sous-directeur d’une entreprise de jouets florissante, à Tokyo. Taki se souvient avec ferveur de son quotidien dans le foyer de sa patronne Tokiko, de l’intimité qui se noue entre elles, pendant ce qui fut, pour Taki, un long moment de bonheur. Elle évoque l’amour platonique entre les époux Hirai puis les sentiments de Tokiko pour un jeune dessinateur de la fabrique de jouets, Itakura.
L’atmosphère se tend, le commerce périclite tandis que les préparatifs de la guerre envahissent peu à peu le quotidien. Les amants auront-ils le temps de s’aimer ? Après la mort de Taki, son neveu découvre le cahier de sa tante et des dessins d’une maison au toit rouge qui ont fait le succès d’un artiste connu après la guerre, un certain Itakura…
Taki n’a pas tout dit et l’on sent dans son récit la douleur qu’elle porte encore.
Kyoko Nakajima nous immerge dans une époque où s’épanouit une culture très vivante, mi-occidentale mi-japonaise, interrompue brutalement par la montée en puissance de l’armée puis par la guerre. La pudeur de l’écriture des sentiments, l’élégance de ce récit tout en finesse, très fortement attaché à la vie quotidienne et marqué par la nostalgie, un épilogue inattendu, en font un roman très émouvant.
Impressions :
À travers l’histoire de Taki, ce livre nous plonge dans le Japon d’avant, et d’après la 2ème guerre mondiale. Tout repose sur le carnet de Taki, une femme d’un certain âge, qui raconte son expérience au sein de familles japonaises. En effet, ayant servi dès son plus jeune âge, comme aide de maison, elle partage son quotidien à cette période.
Teintés de nostalgie, ces souvenirs décrivent une vie japonaise paisible, où se mêlent tradition, vie à la campagne ou en ville, et influence occidentale. Au sein de cette maison au toit rouge, elle a tissé des liens forts avec la famille Hirai. Tout a basculé lors du début de la guerre et des bombardements. Comme dans toute guerre, les dégâts matériels, humains et économiques, sont importants. Heureusement, la fin du livre décrit un Japon reconstruit, avec ses survivants et ses artistes, qui continuent d’écrire et de dessiner sur l’histoire du Japon.
Malheureusement, ce n’est pas un coup de cœur pour moi. Ces pensées rappelées et décrites tout au long du livre, ne m’ont pas enchantées. Bien qu’aimant lire les autobiographies, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire de ce roman. Dommage !
J’ai découvert en cherchant sur internet, qu’il y’a eu une adaptation cinématographique de ce livre, en 2014 au Japon, puis en 2015 en France. Est-ce que vous l’avez vu ?
Je vous souhaite un excellent weekend 🙂 . A bientôt pour d’autres partages de lectures.

